Liégeoise, criminologue de formation (Ulg), je suis mère de deux garçons et j’habite la commune de Liège. Élue à la vice-présidente nationale du PS en 2003, j’ai eu la chance de pouvoir occuper cette fonction et faire un travail interne pendant 8 ans. En 2006, je suis élue Échevine à Esneux, et ce jusqu’en 2014.
Sénatrice depuis 2011, je suis élue Députée régionale en mai 2014 et réélue en mai 2019. De 2019 à 2024, j’occupe la fonction Ministre de l’Emploi, de la Formation, de la Santé, de l’Action sociale et de l’Économie sociale, de l’Égalité des chances et des Droits des Femmes.
Je suis actuellement Cheffe de groupe socialiste au Parlement wallon et Députée de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Mes domaines de prédilection? L’enseignement, l’égalité hommes-femmes, l’environnement, la justice, les affaires sociales et l’énergie.
Nom, Prénom : Morreale, Christie
Nationalité et Origines : Belge, d’un papa sicilien catholique et maman Belge laïque à la fois wallonne et flamande
Mandats actuels : Députée wallonne (Cheffe de groupe) et Députée de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Intérêts politiques : Défense de l’environnement et de la biodiversité, féminisme, économie, égalité des chances, enseignement…
Convictions politiques : Socialisme (PS)
Végétal préféré : Acacia, pour sa force, sa résistance
Chanteuses favorites : Juliette Armanet, Barbara (et une centaine d’autres)
Mais qui est donc Christie Morreale ? Particulièrement connue pour son engagement auprès des femmes et de l’environnement, mais aussi pour son intérêt pour la chose économique, la députée socialiste, criminologue de formation, se remémore son parcours « Je suis née en Juin 1977, d’une famille que je dirais modeste. Mon papa, sicilien catholique, est ouvrier alors que ma maman, laïque, belge à la fois wallonne et flamande m’a éduquée pendant 12 ans avant de travailler dans une société de logements publics ».
Lorsqu’il s’agit de son parcours académique, Christie s’inscrit en Femme Ardente jusqu’au bout des dents. C’est en effet à Liège que la députée a fait toutes ses études « Mon parcours commence à l’école communale d’Ougrée, puis à l’école de la communauté française à L’Air Pur à Seraing pour se terminer à l’Université de Liège, candi en droit et master en crimino »
Avant même la fin de son master à l’université, Christie se voit proposer par certains membres du Parti Socialiste, qui avaient repéré une jeune femme dynamique et compétente, un poste dans un cabinet ministériel. Passant de ministres fédéraux à régionaux, de la vice première ministre, ministre du travail, de l’emploi et de l’égalité des chances, au ministre wallon de l’intérieur et des pouvoirs locaux, Christie se forgera pendant 10 ans de solides compétences au sein de différents cabinets. C’est en 2003 que le président du Parti Socialiste, Elio Di Rupo, lui proposera de devenir Vice-Présidente du parti national, position qu’elle occupera jusqu’en 2011, date à laquelle elle devient sénatrice. C’est à la suite des élections de 2014 qu’elle sera élue pour la première fois députée wallonne.
Lorsque la question de ce qui la fait rêver, de ce qui l’anime, est posée, la réponse ne se fait pas attendre « C’est de faire bouger les lignes et d’améliorer les choses. D’avoir des combats, de les mener et puis d’obtenir qu’ils passent. C’est aussi d’avoir une vision sur les enjeux environnementaux dont je pense on n’a pas encore suffisamment conscience aujourd’hui. C’est-à-dire que, parfois, je considère que sur les enjeux environnementaux on a l’impression qu’on cloisonne l’environnement comme si c’était réservé à un seul parti politique, alors qu’il y a des déterminismes sociaux et environnementaux, aujourd’hui la partie la plus pauvre de la population mondiale va souffrir beaucoup plus par exemple des changements climatiques que des riches américains ou européens »
Il faut savoir que des batailles acharnées, Christie Morreale en a quelques unes à son actif. Entre le CETA, qu’elle a appelé à rejeter avec virulence, la dénonciation des violences conjugales, en passant par le harcèlement sexuel ou harcèlement dans l’espace public (qui a longtemps été banalisé ou même pris en dérision par d’autres députés), quand un combat lui tient à cœur, elle semble tout mettre en œuvre pour le mener à bien.
Mais sa passion pour la chose sociale et son aversion des inégalités ne sortent pas de nulle part. Christie va puiser sa force dans des rencontres, la nature, des lectures, et dans les combats de « femmes en luttes ». « Mes inspirations ? Il y en a plein, c’est difficile de répondre … Ca peut être Jaurès, Simone Veil, le parcours de Mandela, ça peut être des résistants politiques… C’est surtout le parcours de femmes en lutte que j’admire et dans lequel je me retrouve ».
La députée s’est d’ailleurs entourée de femmes notoires puisqu’elle a été pendant longtemps proche de Laurette Onkelinx, femme engagée pour laquelle elle ne cache pas son admiration.
Inspirée, elle l’est aussi par ses nombreuses lectures et par la musique, qui la fait voyager, qu’elle trouve « révélatrice d’émotions ». Passant du classique à la chanson française, de l’italien à l’anglais, sa voiture se mue régulièrement en Karaoké lorsque Christie ne prend pas le train pour se rendre au parlement.
Finalement, question tout aussi farfelue qu’intéressante, si jamais Christie devait être une fleur, une plante, laquelle choisirait-elle ?
« Difficile aussi. Le coquelicot est l’une de mes fleurs préférées, sa couleur est magnifique, mais il est fragile et éphémère à la fois. Un acacia, je pense, parce qu’il est imputrescible, pour son symbole de résistance. »